Il est frappant de voir un homme si habité par son idéologie qu’il cite à longueur de journée son maître à penser.
Javier Milei s’est rappelé cette semaine aux français en donnant une interview remarquée à Darius Rochebin. Il s’est ensuite exprimé à la tribune de l’ONU.
Et à chaque fois en citant Ludwig van Mises, le géant de l’école autrichienne. Le président de l’argentine portait même une cravate représentant Adam Smith à la tribune de l’ONU.
Le renouveau du libéralisme passe donc par l’Amérique latine autant que par l’Amérique tout court. On se rappelle assez bien de la politique libérale presque libertarienne menée par Musk avec son DOGE au début de la présidence Trump. Le fait est que la réussite exceptionnelle de Javier Milei en Argentine en 3 ans remet le libéralisme à l’ordre du jour.
Pensez quand même qu’en 2023, année de son arrivée au pouvoir, le déficit de l’état était de 3%, il est maintenant en surplus de 1,8% (la France est à un déficit de plus de 5%). L’inflation était de 211% fin 2023, elle est aujourd’hui à 31,5%. La récession était de 1,3% en 2024, mais la croissance a bondi de 4,4% en 2025, et les prévisions donnent entre 3 et 3,5% en 2026. Le déficit extérieur a été divisé par 3, de 3% fin 2023 à 0,8% en 2026. Enfin le taux de pauvreté qui était de 52,4% début 2024, est aujourd’hui à 32,3% soit une baisse de près de 20 points.
C’est une réussite exceptionnelle qui rappelle à ceux qui l’ont oublié que seul le libéralisme marche. Comme disait si bien un de nos comiques français : vous en connaissez beaucoup, vous, des gens qui lors de la chute du mur de Berlin se sont enfuis à l’est ?


